Certains véhicules importés de Suisse échappent partiellement à la TVA française lorsque leur propriétaire justifie d’un transfert de résidence. Les voitures de moins de six mois ou affichant moins de 6 000 kilomètres sont soumises à des règles spécifiques, indépendamment de leur usage antérieur.
Les barèmes de droits de douane varient selon l’âge, la valeur et la motorisation du véhicule. Le passage en douane implique des formalités strictes, des paiements anticipés et des justificatifs précis. Ignorer l’une de ces exigences expose à des pénalités financières immédiates.
Pourquoi importer une voiture suisse attire de plus en plus d’automobilistes français
La frontière ne freine plus les envies, elle ouvre la porte à de nouvelles opportunités. L’importation de voiture suisse séduit désormais nombre d’automobilistes français attirés par la qualité, le sérieux et les prix compétitifs du marché helvétique. Les véhicules suisses, réputés pour leur entretien méticuleux, s’affichent avec des équipements dernier cri, souvent mieux dotés que leurs cousins français. Ajoutez à cela un historique limpide : carnet d’entretien rigoureux, suivi sans fausse note.
Les différences de prix marquent les esprits : certains modèles d’occasion coûtent jusqu’à 20 % de moins qu’en France, même une fois les frais d’import voiture intégrés. Les fluctuations du franc suisse, une fiscalité locale avantageuse et la décote rapide sur les voitures haut de gamme rendent l’opération particulièrement attractive.
Pour les passionnés, la Suisse regorge de versions rares, de configurations introuvables en France ou de motorisations absentes du catalogue national. Le suisse particulier bichonne sa voiture, le kilométrage reste souvent raisonnable, les carrosseries témoignent d’un usage respectueux, loin des agressions hivernales ou de la corrosion précoce.
Mais l’intérêt ne se limite pas à l’aspect financier. Choisir une importation de véhicule suisse donne accès à un parc de voitures d’occasion à forte valeur ajoutée : citadines bien dotées, coupés sportifs réservés à certains marchés, voitures de collection. L’espace Schengen a simplifié les démarches, à condition de maîtriser les étapes et de bien anticiper les coûts liés à chaque suisse importation.
Quelles démarches accomplir pour faire entrer laussi un véhicule suisse en France ?
Procéder à l’importation d’une voiture suisse commence toujours par la déclaration en douane. Dès la sortie du pays, rendez-vous au bureau de douane suisse : présentez le contrat de vente ou la facture ainsi que la carte grise d’origine. Pour être en règle, le véhicule doit être radié auprès du service cantonal des automobiles. Les plaques suisses sont généralement retirées à la douane, mais il est possible de demander des plaques provisoires suisses pour parcourir la distance jusqu’à la France.
Arrivé à la douane française, réclamez le fameux certificat 846A : ce précieux document conditionne l’immatriculation en France du véhicule. Il confirme que la TVA et, si besoin, les droits de douane ont bien été acquittés. Pour toute voiture de moins de six mois ou totalisant moins de 6 000 km, la TVA française s’applique, même si la TVA suisse a déjà été réglée.
Un certificat de conformité européen (COC) accélère les démarches. Si le véhicule n’en dispose pas, il faudra passer par la DREAL pour obtenir une réception à titre isolé (RTI). Pour les voitures de plus de quatre ans, un contrôle technique français de moins de six mois est exigé.
La dernière étape se joue sur la plateforme ANTS : il faut réunir la facture, le quitus fiscal, le certificat 846A, le COC ou l’attestation DREAL, et le certificat de cession. Les plaques WW permettent de circuler temporairement en attendant la carte grise définitive. Et bien sûr, l’assurance reste obligatoire dès le premier tour de roue en France.
Tarifs, taxes et frais à anticiper lors de l’importation : ce qu’il faut savoir
Avant même de penser à la rentabilité de l’importation de voiture suisse, il s’agit de passer en revue chaque dépense. La frontière française active la mécanique fiscale hexagonale. Même en occasion, un véhicule doit s’acquitter de la TVA : 20 % du prix d’achat hors taxes suisses. Cette taxe s’applique pour les voitures récentes, c’est-à-dire de moins de six mois ou affichant moins de 6 000 km. Pour les modèles plus anciens achetés à un particulier, une exonération est possible, mais il faut tout de même obtenir le quitus fiscal.
En matière de droits de douane, le taux grimpe à 10 % si la voiture provient hors Union européenne. Un certificat d’origine EUR1 permet d’éviter ce surcoût pour les véhicules produits dans l’UE. Les voitures de collection profitent d’un taux réduit, sous réserve de leur statut officiel.
Il faut aussi prévoir un passage au contrôle technique français (comptez entre 60 et 100 euros) et le règlement du certificat d’immatriculation, dont le tarif dépend de la région et de la puissance fiscale. À cela s’ajoute le malus écologique : pour les voitures récentes, la taxe CO2 entre en jeu dès que les émissions dépassent le seuil réglementaire. Selon la motorisation, la facture peut s’alourdir rapidement.
Pour visualiser ces postes de dépense, voici les principaux frais à intégrer dans votre budget :
- TVA : 20 % du prix HT
- Droits de douane : 0 % (véhicule UE avec EUR1), sinon 10 %
- Contrôle technique : 60 à 100 €
- Carte grise : selon région et chevaux fiscaux
- Malus écologique : variable, selon émissions CO2
La taxe importation voiture suisse peut ainsi faire grimper la note, transformant une bonne affaire en engagement financier conséquent. Chaque dépense compte, et les pièges administratifs se cachent souvent dans les détails.
Les pièges à éviter et conseils pratiques pour une importation sans mauvaise surprise
Séduits par les prix et la qualité d’entretien, beaucoup se laissent tenter par l’importation voiture suisse. Pourtant, le parcours s’avère semé d’embûches administratives qui peuvent vite coûter cher. Première vigilance : vérifier la conformité du modèle. Sans certificat de conformité européen (COC), la démarche d’immatriculation en France devient complexe, nécessitant un passage par la DREAL et une homologation individuelle (RTI). Mieux vaut clarifier ce point avec le vendeur avant toute transaction.
Un contrôle technique suisse, même récent, ne dispense pas d’un passage dans un centre agréé en France : un contrôle technique français reste obligatoire avant la première immatriculation. Autre piège classique : sous-estimer les délais des démarches douanières. Pour éviter tout blocage, il est indispensable de se présenter au bureau de douane française avec un dossier complet. Voici les justificatifs à ne surtout pas oublier :
- facture ou contrat de vente
- certificat d’immatriculation suisse
- certificat de conformité ou attestation constructeur
- preuve de paiement de la TVA et des droits de douane
Un oubli ou une erreur dans les documents suffit à immobiliser le véhicule à la frontière.
Les plaques provisoires, qu’elles soient suisses ou françaises (plaques WW), permettent de circuler temporairement, mais leur validité est limitée. Sans assurance adéquate, le moindre incident peut tourner au casse-tête. Pour éviter les faux pas, faire appel à un mandataire automobile ou à un transitaire peut s’avérer judicieux, surtout pour les modèles atypiques ou hors Union européenne.
L’achat auprès d’un particulier impose une vigilance accrue : contrôlez l’historique du véhicule, vérifiez qu’il n’est pas gagé et exigez un rapport d’expertise pour prévenir tout souci mécanique ou administratif. Finalement, l’importation d’une voiture suisse demande rigueur, anticipation et sang-froid. À la clé, la satisfaction de rouler différemment, à votre rythme, entre deux pays.

